lundi 4 janvier 2010

Au revoir Lhasa !

"Elle est passé par ici, elle repassera par là, la vagabonde. Il s’est élancé à San Francisco, a grandi à Montréal, s’est envolé dans le vent des calanques, son chant nomade.
Lhasa de Sela – père mexicain, mère américaine, sœurs artistes de cirque – demeure la voix la plus ensorcelante de la chanson d’aujourd’hui, et de partout : en elle résonnent l’Amérique du Sud et l’Europe de l’Est, le blues profond et le duende gitan, des tempos de fièvre et de feu.
Avec la route pour guide et le rêve pour partition, Lhasa la magicienne est passée par ici, elle repassera par là…"

Elle a été l'un de mes plus gros coups de cœur musicaux.
Parce que sa musique était animée par une douce sérénité et une expressivité peu commune.
Avec des chansons tantôt atmosphériques et mélodramatiques, ou tantôt issues des ambiances du cirque, de la danse et des rythmes latinos... Lhasa a toujours cherché de sa voix tendre et chaleureuse la perfection de l'émotion.

Aujourd'hui en écoutant les chansons mélancoliques de pleureuse aztèque du premier album, j'ai du mal à retenir mes larmes.



Avec ce premier album "La Llorona" j'entreprend un voyage au coeur du mexique, sur des chemins tendrement sinueux. Bercée par cette invitation au voyage latino mélancolique, je repense à la légende de cette femme pleureuse.

On raconte qu'a vécu dans la région de San Luis Potosi , une femme très belle qui s'est mariée et a eu 2 fils. Mais la guerre emporta son mari et ses enfants. L'histoire dit que La Llorona séduit les hommes avec des mélodies tristes, les ensorcelle et les entraîne jusqu'au bord de la rivière pour les transformer en pierre par un baiser, agissant ainsi afin de venger ses enfants. Quand cette femme mourut , son âme ne put trouver le repos. Au Mexique, on raconte qu'elle apparaît les soirs de pluie près de la rivière poussant des cris, pleurant et se lamentant.

Je repenserai à Lhasa en allant voir l'exposition consacrée à Frida Kahlo qui se tient au musée des Beaux Arts de Bruxelles les 3 prochains mois.


jeudi 26 novembre 2009

Referont-ils chorus ?


Non je ne suis pas dans l'intimité des négociations de Fred et Mauricette Hidalgo.
Mais comme beaucoup d'amoureux de la chanson française, je lisais (ou plutôt je dévorais) Chorus.
Cette revue était à la fois une mine de découvertes musicales, scéniques et poétiques autour de la chanson française et un réel lieu d'échanges entre amateurs, artistes et professionnels.
Pour la débutante que je suis dans le milieu des professionnels, Chorus m'apportait des informations chères et précieuses. Il me guidait vers les festivals incontournables, les petits lieux innovants, les artistes à découvrir, les pratiques émergentes liées à la chanson.
Aujourd'hui Chorus n'est plus suite à une affaire assez moche et bien triste. Du moins, il n'est plus sous sa forme papier. Parce que les auteurs, eux, continuent d'écrire et de faire vivre la chanson.
Fred Hidalgo, le créateur de la revue vient d'ouvrir son blog si ça vous chante et rejoint ainsi ses amis les rédacteurs Michel Kemper, Jean Thiéfaine, Bertrand Dicale et Daniel Panchenko qui chacun nous partage leur passion via leurs blogs.

Bien que très heureuse de les relire sur la toile, le magazine continuera de me manquer sous sa version papier et structurée. (Cela est probablement lié aussi à mon goût pour les collections bien rangées dans les bibliothèques... je l'avoue !).

J'ai 22 ans, donc autant vous dire que Chorus est moi ça n'est pas une histoire de longue date. Mes parents étaient plutôt abonnés à Diapason, Science et Vie et Télérama. Un chorus aurait pourtant eu sa place au milieu ! Et justement j'en suis d'autant plus peiné... car j'ai la double frustration de n'avoir pas pu en profiter longtemps de cette revue. J'ai commencé à la lire il y a près de 2 ans, avec 7 numéros dans ma bibliothèque qui en attendent tellement d'autres encore.

A écouter : On connait la musique refait chorus, une émission de Europe 1.

Et parce qu'ils ne sont pas les seuls à faire honneur à la chanson...
j'en profite pour vous faire découvrir si ce n'est déjà fait d'autres bloggeurs amoureux de la chanson :
Mandor, allias François Alquier, talentueux journaliste culturel (malheureusement ses mandorisations sont devenues plus rares, mais n'hésitez pas à relire d'anciens articles sur son blog qui nous parle des coulisses de ses rencontres avec les plus beaux artistes comme Daphné, Christophe, Dorémus, Delerm...)
Zig Zag le blog d'Emmanuel Marole, journaliste au parisien
Les Chroniques de Samuel Degasne, entre interviews musicales et chroniques culturelles
Francoscène, le blog d'un ami qui nous chronique régulièrement les plus beaux albums de chanson française

Pour témoigner votre soutien à Fred et Mauricette Hidalgo et à l'équipe rédactionnelle, vous pouvez nous rejoindre sur le groupe facebook ici





Cali - 1000 coeurs debout

samedi 14 novembre 2009

Pour tant qu'il y aura des hommes

Textes d'Hubert Reeves et Daniel Mermet. Musique des Ogres de Barback sur l'album Du simple au neant paru en 2007

"Je pense que l'humanité n'est pas nécessairement la favorite de la nature, que l'humanité peut très bien disparaître, que nous ne sommes pas une espèce sacrée, qu'il y a eu dix millions d'espèces animales jusqu'ici tandis que neuf millions ont été éliminés. On n'est pas une espèce élue comme on l'a cru pendant longtemps, la nature peut très bien se passer de nous."

Hubert Reeves



Dans un millénaire on parlera encore de ce millénaire. On ne sait jamais ce que le passé nous réserve, mais l'avenir ne reviendra pas. Et dans ce millénaire, c'est ce siècle qui fera date, et qui fera tache, un siècle de turpitudes. Nous en sortons exténués, inhibés, esquintés, la queue entre les jambes de l'humanité.

Nuit et goulags, charniers et brouillard. Dans la nuit les feux d'artifices projettent les ombres de la Kolima, d'Hiroshima et des trains pour Auschwitz, plutôt que le premier pas d'un homme sur la lune. Einstein tire la langue ou la beauté d'un Lagardère. Mais l'une des ruses de l'histoire veut que les siècles commencent et finissent là où ils veulent. Ainsi de Sarajevo à Sarajevo notre siècle a pris fin dans les débris de la chute du mur de Berlin. Fini le siècle des grandes impuissances, voici venu le siècle de l'évidence. Fin de l'histoire, pensée unique, nouvel ordre mondial. “Plus rien à voir, circulez.” Nous avons obtempéré, nous circulons, sans rien voir.

vendredi 6 novembre 2009

Mo

Quelque part entre les voix de Bjork, Daphnée ou Claire Diterzi, MO s'est inventé un univers bien à elle. D'une voix féérique sur une texture instrumentale aérienne, elle nous invite au voyage vers des contrées magiques où la candeur est synonyme de pureté.
Entre chanson et électro, l'univers de Mo ne nous laisse pas indifférent.




A voir sur scène le 13 nov prochain à la Bellevilloise à Paris.

Suivez son actualité sur : www.myspace.com/moismo

lundi 12 octobre 2009

Prix Constantin 2009

Le 7 septembre dernier, le Jury, présidé cette année par Olivia Ruiz s'est réuni et a voté pour élire la "Sélection 2009" du Prix Constantin

Au programme :

BABX : "Cristal Ballroom" - Warner Music France
BIRDY NAM NAM : "Manual for successfull rioting" - Has been - live Epic / Sony Music France
DIVING WITH ANDY : "Sugar Sugar" - Summertime - Emarcy / Universal Music Classics et Jazz France
DOMINIQUE A : "La Musique" - Cinq7 / Wagram Music
EMILY LOIZEAU :"Pays Sauvage" - Polydor / Universal Music
FREDO VIOLA : "The turn" - Because Music
HUGH COLTMAN : "Stories from the safe house" - Mercury / Universal Music
ORELSAN : "Perdu d'avance" - 3ème bureau / Wagram Music
PIERS FACCINI : "Two grains of sand" - tôt Ou tard / VF Musiques
YODELICE : "Tree of life" - Mercury / Universal Music

Le prix sera remis lors de la soirée du 9 novembre prochain à l'Olympia.

Curieuse promotion d'artistes bien que tous talentueux, mais dont on ne s'attendait pas vraiment à ce que certains y figurent.
Le prix s'éloigne de la chanson française (qui n'y était pas pour autant le seul genre présent) et est teinté cette année d'une couleur anglosaxonne.
On s'étonne d'y trouver un Dominique A qui bien qu'étant un des plus talentueux artistes de chanson française a près de 10 disques à son actif déjà, ou d'une Emilie Loizeau déjà nominée en 2006 et ayant déjà été depuis révélée au large public, me semble-t-il.

Rendez-vous le 9 novembre pour en savoir plus.

Mon coup de cœur ira à Babx, qui est probablement celui à qui cet éclairage pourrait le plus profiter et qui mérite pleinement un prestigieux prix comme celui-ci.

Carmen Maria Vega

Ah ce petit plaisir de retirer le cellophane du boîtier, de l'ouvrir, de glisser le cd dans le lecteur et de feuilleter le livret sur les premières notes...
Aujourd'hui au programme : le premier album éponyme de l'étonnante et espiègle Carmen Maria Vega entre Rock Attitude, Jazz Manouche et Chanson française théâtrale.

Prix du public et du jury du festival Alors Chante! de Montauban en mai dernier, Carmen Maria Vega y a fait avec brio son entrée dans la cour des grandes pointures de la chanson française.
1m60 certes, mais un dynamisme énergique avec lequel elle clame les déboires de la vie quotidienne sans oublier l'humour et l'ironie.
Sur les scènes depuis son plus jeune âge, notamment par la pratique du théâtre, la miss en a tiré une aisance qui lui permet d'interpréter avec affront et insolence les chansons de son auteur compositeur et guitariste Max Lavegie.
Limite cruelles, souvent noires et dures mais toujours pertinentes et inspirées du quotidien qui entoure chacun, les chansons swinguent sous les doigts du trio qu'ils forment désormais avec le contrebassiste Alain Arnaudet.

Dès aujourd'hui, on pourra les retrouver sur le 1er album éponyme qui sort dans les bacs et qui marquera un aboutissement de 4 ans de travail.
Enregistré entre Paris et Bruxelles (au fameux ICP) avec l'équipe de l'album "Comme un manouche sans guitare" de Thomas Dutronc, cet album produit par le label AZ d'Universal, offre un panel de chansons chaleureuses entre larmes et rires, mais jamais dépourvues de finesse tant dans l'écriture musicale que dans les soins de l'interprétation.

Pour l'heure, elle continue de partager son audace sur scène avec près de 50 dates à venir. Des rendez-vous à ne pas manquer pour apprécier pleinement la comédie délirante de ces jeunes créateurs.

A découvrir ce soir en concert au théâtre Edwige Feuillère à Vesoul (Festival Jacques Brel) avec en 1ère partie... tiens tiens une certaine Lisa Portelli.


mardi 29 septembre 2009

Le mot de Mano Solo

"Chapi Chapo Hadopi

Je ne fais pas de la musique, je n'ecris pas, je ne travaille pas sur des produits culturels, pour aider l'état à faire des lois liberticides.
Croire en ces lois pour juguler le telechargement illegal des oeuvres est un leurre, personne n'y croit. Pas plus le pirate que les artistes. Mais l'état lui y voit une porte d'entrée pour fliquer internet, identifier les flux, surveiller nos modes de consommation et de pensée.
Le pirate cet inconnu, c'est dingue tous les chapeaux qu'il porte.
Son vrai chapeau? Une passoire, comme les débiles dans les bandes dessinées de mon enfance. Je ne vous parle pas du gamin de quinze ans qui telecharge tout ce qui bouge, je vous parle de l'adulte, dans le monde du travail qui à voté en masse pour "travailler plus pour gagner plus" et qui se precipite à payer moins, ou pas payer du tout, pour que l'autre travaille...moins.
Vive le liberalisme de chacun. Je me fais exploiter? Alors j'exploite partout où je peux. Je peux agir sans me soucier des consequences sociales? Je me sert sans hésiter. Vive le petit patronnat du clavier.
Y'a aussi d'autres chapeaux, des entonnoirs. Comme des débiles de BD, mais eux se croient de gauche. Ils viennent ces dernieres année d'avoir foutu 30% du personnel des labels et majors au chomage et ils se démerdent pour te dire qu'ils les ont libérés d'une vilaine industrie caca-boudin.
Et tout ce gouvernement de debiles chapeautés dans une belle cohabitation d'ouverture, est responsable d'un assèchement dramatique de la diversité dans la production.
Le probleme est qu'ils s'attaquent et détruisent un systeme depuis dix ans, mais qu'ils ne créent absolument rien pour le remplacer. Le net entier se bastonne autour des droits de, et à la diffusion, sans que plus personne ne parle de production.
Des millions de trouduc envahissent le net du haut de leur programations sur clavier en beuglant un manierisme hésitant de paroles insipides et transparentes, viennent hurler qu'ils ne sont pas moins artistes que les autres et qu'internet sera leur revanche sur le systeme qui les ignore. Et tous ces trouduc dans trente ans quand ils auront pris un gros bide et des marmots, diront aux parents d'éleves le jour de la kermesse,

-Moi ausssi quand j'étais jeune j'ai eu ma periode "artiste"!

Soyons serieux, de quoi le net nous a-t-il fait cadeau musicalement ces dèrnieres années? Où sont les nouveaux artistes dans leurs nouvelles carrieres? A part pour leur petit milieu comme toujours, quel petit groupe en france a-t-il émergé via le net de façon nationale et pas un buzz d'initié ou un feu de paille populiste?
Youpi, en dix ans de haut débit nous avons gagné Grégoire!
Messieurs les defenseur de l"'accession a la culture pour tous" c'est votre bébé, soyez en fier vous n'êtes vraiment pas si fertiles que vos grands discours. Vous êtes mal barrés pour fonder une grande famille."

Mano..

Source : http://manosolo.net/test-bonze/node/17