samedi 14 novembre 2009

Pour tant qu'il y aura des hommes

Textes d'Hubert Reeves et Daniel Mermet. Musique des Ogres de Barback sur l'album Du simple au neant paru en 2007

"Je pense que l'humanité n'est pas nécessairement la favorite de la nature, que l'humanité peut très bien disparaître, que nous ne sommes pas une espèce sacrée, qu'il y a eu dix millions d'espèces animales jusqu'ici tandis que neuf millions ont été éliminés. On n'est pas une espèce élue comme on l'a cru pendant longtemps, la nature peut très bien se passer de nous."

Hubert Reeves



Dans un millénaire on parlera encore de ce millénaire. On ne sait jamais ce que le passé nous réserve, mais l'avenir ne reviendra pas. Et dans ce millénaire, c'est ce siècle qui fera date, et qui fera tache, un siècle de turpitudes. Nous en sortons exténués, inhibés, esquintés, la queue entre les jambes de l'humanité.

Nuit et goulags, charniers et brouillard. Dans la nuit les feux d'artifices projettent les ombres de la Kolima, d'Hiroshima et des trains pour Auschwitz, plutôt que le premier pas d'un homme sur la lune. Einstein tire la langue ou la beauté d'un Lagardère. Mais l'une des ruses de l'histoire veut que les siècles commencent et finissent là où ils veulent. Ainsi de Sarajevo à Sarajevo notre siècle a pris fin dans les débris de la chute du mur de Berlin. Fini le siècle des grandes impuissances, voici venu le siècle de l'évidence. Fin de l'histoire, pensée unique, nouvel ordre mondial. “Plus rien à voir, circulez.” Nous avons obtempéré, nous circulons, sans rien voir.

vendredi 6 novembre 2009

Mo

Quelque part entre les voix de Bjork, Daphnée ou Claire Diterzi, MO s'est inventé un univers bien à elle. D'une voix féérique sur une texture instrumentale aérienne, elle nous invite au voyage vers des contrées magiques où la candeur est synonyme de pureté.
Entre chanson et électro, l'univers de Mo ne nous laisse pas indifférent.




A voir sur scène le 13 nov prochain à la Bellevilloise à Paris.

Suivez son actualité sur : www.myspace.com/moismo

lundi 12 octobre 2009

Prix Constantin 2009

Le 7 septembre dernier, le Jury, présidé cette année par Olivia Ruiz s'est réuni et a voté pour élire la "Sélection 2009" du Prix Constantin

Au programme :

BABX : "Cristal Ballroom" - Warner Music France
BIRDY NAM NAM : "Manual for successfull rioting" - Has been - live Epic / Sony Music France
DIVING WITH ANDY : "Sugar Sugar" - Summertime - Emarcy / Universal Music Classics et Jazz France
DOMINIQUE A : "La Musique" - Cinq7 / Wagram Music
EMILY LOIZEAU :"Pays Sauvage" - Polydor / Universal Music
FREDO VIOLA : "The turn" - Because Music
HUGH COLTMAN : "Stories from the safe house" - Mercury / Universal Music
ORELSAN : "Perdu d'avance" - 3ème bureau / Wagram Music
PIERS FACCINI : "Two grains of sand" - tôt Ou tard / VF Musiques
YODELICE : "Tree of life" - Mercury / Universal Music

Le prix sera remis lors de la soirée du 9 novembre prochain à l'Olympia.

Curieuse promotion d'artistes bien que tous talentueux, mais dont on ne s'attendait pas vraiment à ce que certains y figurent.
Le prix s'éloigne de la chanson française (qui n'y était pas pour autant le seul genre présent) et est teinté cette année d'une couleur anglosaxonne.
On s'étonne d'y trouver un Dominique A qui bien qu'étant un des plus talentueux artistes de chanson française a près de 10 disques à son actif déjà, ou d'une Emilie Loizeau déjà nominée en 2006 et ayant déjà été depuis révélée au large public, me semble-t-il.

Rendez-vous le 9 novembre pour en savoir plus.

Mon coup de cœur ira à Babx, qui est probablement celui à qui cet éclairage pourrait le plus profiter et qui mérite pleinement un prestigieux prix comme celui-ci.

Carmen Maria Vega

Ah ce petit plaisir de retirer le cellophane du boîtier, de l'ouvrir, de glisser le cd dans le lecteur et de feuilleter le livret sur les premières notes...
Aujourd'hui au programme : le premier album éponyme de l'étonnante et espiègle Carmen Maria Vega entre Rock Attitude, Jazz Manouche et Chanson française théâtrale.

Prix du public et du jury du festival Alors Chante! de Montauban en mai dernier, Carmen Maria Vega y a fait avec brio son entrée dans la cour des grandes pointures de la chanson française.
1m60 certes, mais un dynamisme énergique avec lequel elle clame les déboires de la vie quotidienne sans oublier l'humour et l'ironie.
Sur les scènes depuis son plus jeune âge, notamment par la pratique du théâtre, la miss en a tiré une aisance qui lui permet d'interpréter avec affront et insolence les chansons de son auteur compositeur et guitariste Max Lavegie.
Limite cruelles, souvent noires et dures mais toujours pertinentes et inspirées du quotidien qui entoure chacun, les chansons swinguent sous les doigts du trio qu'ils forment désormais avec le contrebassiste Alain Arnaudet.

Dès aujourd'hui, on pourra les retrouver sur le 1er album éponyme qui sort dans les bacs et qui marquera un aboutissement de 4 ans de travail.
Enregistré entre Paris et Bruxelles (au fameux ICP) avec l'équipe de l'album "Comme un manouche sans guitare" de Thomas Dutronc, cet album produit par le label AZ d'Universal, offre un panel de chansons chaleureuses entre larmes et rires, mais jamais dépourvues de finesse tant dans l'écriture musicale que dans les soins de l'interprétation.

Pour l'heure, elle continue de partager son audace sur scène avec près de 50 dates à venir. Des rendez-vous à ne pas manquer pour apprécier pleinement la comédie délirante de ces jeunes créateurs.

A découvrir ce soir en concert au théâtre Edwige Feuillère à Vesoul (Festival Jacques Brel) avec en 1ère partie... tiens tiens une certaine Lisa Portelli.


mardi 29 septembre 2009

Le mot de Mano Solo

"Chapi Chapo Hadopi

Je ne fais pas de la musique, je n'ecris pas, je ne travaille pas sur des produits culturels, pour aider l'état à faire des lois liberticides.
Croire en ces lois pour juguler le telechargement illegal des oeuvres est un leurre, personne n'y croit. Pas plus le pirate que les artistes. Mais l'état lui y voit une porte d'entrée pour fliquer internet, identifier les flux, surveiller nos modes de consommation et de pensée.
Le pirate cet inconnu, c'est dingue tous les chapeaux qu'il porte.
Son vrai chapeau? Une passoire, comme les débiles dans les bandes dessinées de mon enfance. Je ne vous parle pas du gamin de quinze ans qui telecharge tout ce qui bouge, je vous parle de l'adulte, dans le monde du travail qui à voté en masse pour "travailler plus pour gagner plus" et qui se precipite à payer moins, ou pas payer du tout, pour que l'autre travaille...moins.
Vive le liberalisme de chacun. Je me fais exploiter? Alors j'exploite partout où je peux. Je peux agir sans me soucier des consequences sociales? Je me sert sans hésiter. Vive le petit patronnat du clavier.
Y'a aussi d'autres chapeaux, des entonnoirs. Comme des débiles de BD, mais eux se croient de gauche. Ils viennent ces dernieres année d'avoir foutu 30% du personnel des labels et majors au chomage et ils se démerdent pour te dire qu'ils les ont libérés d'une vilaine industrie caca-boudin.
Et tout ce gouvernement de debiles chapeautés dans une belle cohabitation d'ouverture, est responsable d'un assèchement dramatique de la diversité dans la production.
Le probleme est qu'ils s'attaquent et détruisent un systeme depuis dix ans, mais qu'ils ne créent absolument rien pour le remplacer. Le net entier se bastonne autour des droits de, et à la diffusion, sans que plus personne ne parle de production.
Des millions de trouduc envahissent le net du haut de leur programations sur clavier en beuglant un manierisme hésitant de paroles insipides et transparentes, viennent hurler qu'ils ne sont pas moins artistes que les autres et qu'internet sera leur revanche sur le systeme qui les ignore. Et tous ces trouduc dans trente ans quand ils auront pris un gros bide et des marmots, diront aux parents d'éleves le jour de la kermesse,

-Moi ausssi quand j'étais jeune j'ai eu ma periode "artiste"!

Soyons serieux, de quoi le net nous a-t-il fait cadeau musicalement ces dèrnieres années? Où sont les nouveaux artistes dans leurs nouvelles carrieres? A part pour leur petit milieu comme toujours, quel petit groupe en france a-t-il émergé via le net de façon nationale et pas un buzz d'initié ou un feu de paille populiste?
Youpi, en dix ans de haut débit nous avons gagné Grégoire!
Messieurs les defenseur de l"'accession a la culture pour tous" c'est votre bébé, soyez en fier vous n'êtes vraiment pas si fertiles que vos grands discours. Vous êtes mal barrés pour fonder une grande famille."

Mano..

Source : http://manosolo.net/test-bonze/node/17

dimanche 13 septembre 2009

Melissmell

Une voix généreuse, des textes forts que servent une expressivité scénique puissante et un culot certain... je vous laisse découvrir la belle Melissmell :

mercredi 9 septembre 2009

Charlotte etc

" Il est temps de jeter à la volée les mots violents sans se préoccuper du procès que l'on nous fait."

Le troisième opus de Charlotte etc "Nous ne sommes plus qui nous sommes" allie une beauté sombre et crépusculaire à l'obscurité des idéaux et de l'espoir. C'est que les mots de Charlotte etc sont à la fois riches de sens et de son !

Charlotte etc c'est avant tout l'association de deux musiciens accomplis : Charlotte Guy et Yann Féry. Ensemble ils créent une musique hors norme, hybride et libre. Les effets sonores sont finement travaillés, les textes introspectifs et intimistes, jusqu'à en devenir sensuels.
Cette délicatesse est marqué par un indéniable talent d'écriture et une sublime création de textures tour à tour sombres, gaies, fragiles, et intrigantes. De cette interactivité permanente entre les mots et la musique..., de cette dualité entre obscurité et finesse, entre angoisse et beauté naissent des sensations d'envoûtement et d'ambiguïtés. Du choc des contraires nait la sublimation de l'émotion et de la poésie. Un monde hors du monde, au bord du vertige et de l’imprudence.

Pour illustrer le tout, elle jongle avec aisance entre chanson, rock, pop, trip-hop et électro.
Ce n’est pas de la « chanson » à proprement parler, mais une musique électrique à l'implacable liberté artistique, portée par des mots violents, empreints de désir et d’impatiences.
Et ses influences multiples (Beatles, Bowie, Eno, Radiohead, Cure, PJ Harvey, Piaf, Noir Désir, Bashung) offrent un son dès lors unique.

Charlotte etc est de celle qui par son talent sait faire de sa musique une œuvre libre, inclassable et réussie.

"Quand le jugement moral cesse, que les moyens de presse nous invitent à la grand-messe.."


A écouter sur : www.myspace.com/charlotteetc
et sur : http://charlotteetc.free.fr/
ou sur deezer