"Elle est passé par ici, elle repassera par là, la vagabonde. Il s’est élancé à San Francisco, a grandi à Montréal, s’est envolé dans le vent des calanques, son chant nomade.Lhasa de Sela – père mexicain, mère américaine, sœurs artistes de cirque – demeure la voix la plus ensorcelante de la chanson d’aujourd’hui, et de partout : en elle résonnent l’Amérique du Sud et l’Europe de l’Est, le blues profond et le duende gitan, des tempos de fièvre et de feu.
Avec la route pour guide et le rêve pour partition, Lhasa la magicienne est passée par ici, elle repassera par là…"
Elle a été l'un de mes plus gros coups de cœur musicaux.
Parce que sa musique était animée par une douce sérénité et une expressivité peu commune.
Avec des chansons tantôt atmosphériques et mélodramatiques, ou tantôt issues des ambiances du cirque, de la danse et des rythmes latinos... Lhasa a toujours cherché de sa voix tendre et chaleureuse la perfection de l'émotion.
Aujourd'hui en écoutant les chansons mélancoliques de pleureuse aztèque du premier album, j'ai du mal à retenir mes larmes.
Avec ce premier album "La Llorona" j'entreprend un voyage au coeur du mexique, sur des chemins tendrement sinueux. Bercée par cette invitation au voyage latino mélancolique, je repense à la légende de cette femme pleureuse.
On raconte qu'a vécu dans la région de San Luis Potosi , une femme très belle qui s'est mariée et a eu 2 fils. Mais la guerre emporta son mari et ses enfants. L'histoire dit que La Llorona séduit les hommes avec des mélodies tristes, les ensorcelle et les entraîne jusqu'au bord de la rivière pour les transformer en pierre par un baiser, agissant ainsi afin de venger ses enfants. Quand cette femme mourut , son âme ne put trouver le repos. Au Mexique, on raconte qu'elle apparaît les soirs de pluie près de la rivière poussant des cris, pleurant et se lamentant.
Je repenserai à Lhasa en allant voir l'exposition consacrée à Frida Kahlo qui se tient au musée des Beaux Arts de Bruxelles les 3 prochains mois.


